Banco chez les Dogons

Caroline Bougourd

Alors que l’art et la culture dogon sont à l’honneur au Quai Branly, un beau livre revu et augmenté vient de paraître sur l’architecture dogon, encore peu étudiée.
Habitats troglodytes, gin’na en banco, configuration de togunas en bois et paille, techniques de construction de greniers à céréales : l’ouvrage séduit par son analyse précise et documentée. Le travail fondateur de Marcel Griaule est critiqué autant qu’il est célébré par une équipe pluridisciplinaire et internationale de chercheurs qui arpentent les falaises de Bandiagara depuis 1978. De leurs voyages, des photographies, croquis, plans et coupes détaillés, photographies aériennes et cartes de la région rendent compte, proposant une lecture à la fois scientifique et sensible.

La particularité de l’ouvrage est d’inscrire le site dans le temps. D’une part, un patrimoine à préserver : les falaises de Bandiagara sont inscrites depuis 1989 par l’Unesco au patrimoine mondial et leur préservation pose problème. La solution évoquée serait de mettre en place, dès aujourd’hui, un écotourisme qui tempérerait l’exode des Dogons vers les métropoles. D’autre part, l’ouvrage rend hommage à de potentielles solutions d’avenir : l’architecture dogon est en effet présentée comme une adaptation intelligente au climat et au contexte local, avec des habitats climatisés naturellement, un urbanisme évolutif, une économie et une écologie de moyens. Pas si folklorique que ça, finalement...

L’architecture dogon - Constructions en terre au Mali, Wolfgang Lauber (dir.), Éditeur Hatje Cantz, édition augmentée, en français : avril 2011.

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Photographies de Wolfgang Lauber, issues de l’ouvrage



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Plan d’un habitat, Olivier Heiss

images issues de l'ouvrage

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